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Clowns de la République

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Chaque carte réunit ce qui a été dit, ce qui a été voté, et pourquoi nous concluons ainsi. Les chiffres de vote sont relus en base, jamais recopiés de mémoire. Comment c'est calculé

Principes déclarés publiquement par les leaders et porte-parole officiels du groupe, confrontés à ses votes réels enregistrés (législatures XVI 2022-2024 et XVII 2024-2026), et contradictions internes détectées entre son programme et ses propres prises de parole. Voir aussi la fiche complète de ce groupe (statistiques de vote et profils comportementaux des membres, en plus de ce volet Hypocrites).

Principes déclarés

Protection du pouvoir d'achat et refus de tout recul de l'âge de départ à la retraite

Boris Vallaud, président du groupe, a explicitement refusé tout recul de l'âge de départ à la retraite et dénoncé le coût du bouclier tarifaire pour la classe moyenne dès octobre 2022, avant même l'annonce de la réforme des retraites de 2023.

Fondé sur 1 déclaration(s) :

« Le bouclier tarifaire signifie des surcoûts très importants pour la classe moyenne. [...] Sur un recul de l'âge de départ [à la retraite], c'est non. »

Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale — Public Sénat (Bonjour chez vous !), 2022-10-26 — source ↗

Opposition affichée aux gouvernements successifs, mais refus assumé d'aller jusqu'à la censure

Le groupe socialiste s'est opposé publiquement à plusieurs textes et gouvernements (retraites 2023, budget 2025) tout en choisissant, à partir de janvier 2025, de ne pas voter les motions de censure déposées par d'autres groupes — un choix explicitement présenté par ses dirigeants comme un arbitrage assumé ("à contrecœur") plutôt que dissimulé, conditionné à des contreparties budgétaires (taxe Zucman). La réserve est sélective, pas absolue : le groupe a lui-même déposé et voté massivement pour ses propres motions (ex. 19 février 2025, 64/66, sur les propos de Bayrou sur l'immigration) tout en votant très peu celles déposées par LFI ou le RN sur la même période — voir les mises en regard détaillées.

Fondé sur 2 déclaration(s) :

« C'est à contrecœur [que je ne voterai pas la censure]. [Les socialistes n'ont] qu'une préoccupation : l'intérêt du pays et la défense des Français qui n'ont que leur force de travail pour vivre. »

Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale — franceinfo, 2025-01 — source ↗

« Si nous n'arrivons pas à faire voter la taxe Zucman, nous aurons des mesures de repli. [...] S'il n'y a pas de marge de manœuvre pour corriger la loi de finances et celle de la Sécurité sociale, ce sera terminé. »

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste — LCI (En toute franchise), 2025-10-26 — source ↗

Vote des textes budgétaires du bloc central présenté comme un compromis assumé, distinct d'un soutien au gouvernement

Sur les scrutins budgétaires ordinaires (PLF, PLFSS), moins médiatisés qu'une motion de censure, le groupe socialiste vote fréquemment avec le bloc central plutôt qu'en opposition frontale. Olivier Faure justifie explicitement ce choix comme un compromis obtenu sur le texte, pas comme un soutien au gouvernement Lecornu ("il n'est pas notre projet mais il n'est pas non plus celui de Sébastien Lecornu, il est celui que le Parlement a accouché", BFMTV, 8 décembre 2025), tout en maintenant en parallèle, quelques semaines plus tôt, une posture d'opposition institutionnelle déclarée (Boris Vallaud, Sud Radio, 13 novembre 2025 : "nous ne renonçons pas à la censure"). Le principe documente cette distinction rhétorique — "voter ce texte" plutôt que "soutenir ce gouvernement" — assumée et explicitée publiquement par le groupe lui-même plutôt que dissimulée.

Fondé sur 2 déclaration(s) :

« Nous devons prendre notre responsabilité et accepter l'idée que, pour la première fois, nous votions pour le PLFSS, parce qu'il est l'objet d'un compromis. [...] Il n'est pas notre projet mais il n'est pas non plus celui de Sébastien Lecornu. Il est celui que le Parlement a accouché. »

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste — BFMTV, 2025-12-08 — source ↗

« Toutes les armes constitutionnelles à notre disposition, nous les conservons. Y renonçons-nous ? Non. [...] Nous ne renonçons pas à la censure. »

Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale — Sud Radio (L'invité politique), 2025-11-13 — source ↗

Exigence de clarté budgétaire sur les moyens alloués aux services publics essentiels

Boris Vallaud réclame publiquement des réponses gouvernementales précises sur les moyens des hôpitaux, de l'éducation et des retraites, avant tout compromis budgétaire.

Fondé sur 1 déclaration(s) :

« Nous voulons des réponses du gouvernement [sur les moyens des hôpitaux, de l'éducation, des retraites]. »

Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale — France 2 (Les 4 Vérités), 2025-01-14 — source ↗

Mise en regard avec les votes réels

Statut déterminé exclusivement par le vote majoritaire réel du groupe sur le scrutin cité (donnée officielle Assemblée nationale) et le contenu du texte voté — jamais une impression. Voir la source du scrutin pour vérifier indépendamment. Règle explicite contradictoire/nuance : voir Méthodologie.

8 mise(s) en regard. Cliquer un chiffre de résumé ailleurs sur le site ramène directement ici, filtré.

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Le principe déclaré

Vote des textes budgétaires du bloc central présenté comme un compromis assumé, distinct d'un soutien au gouvernement

Le vote réel
l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (lecture définitive).
16 décembre 2025 · législature 17 · l'Assemblée nationale a adopté
Pour 64 voix pour sur 69 membres
Part du groupe ayant voté pour 92.8 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

À nuancer
Ensemble du PLFSS 2026 en lecture définitive (16 décembre 2025) : le groupe socialiste a voté pour à 64 voix sur 69 membres (0 contre, 5 abstentions), confirmant en lecture définitive le même vote qu'en nouvelle lecture une semaine plus tôt (63/69 le 9 décembre 2025). Ce doublé confirme qu'il ne s'agit pas d'un vote isolé mais d'une ligne assumée sur l'ensemble de la navette parlementaire du PLFSS 2026, dans la continuité directe de la justification donnée par Olivier Faure le 8 décembre 2025 (compromis sur le texte, pas soutien au gouvernement). Même statut "nuancé" que le scrutin précédent, pour la même raison : la tension entre vote favorable et posture d'opposition déclarée est réelle mais publiquement reconnue et expliquée par le groupe, non dissimulée.
Le principe déclaré

Vote des textes budgétaires du bloc central présenté comme un compromis assumé, distinct d'un soutien au gouvernement

Le vote réel
l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).
9 décembre 2025 · législature 17 · l'Assemblée nationale a adopté
Pour 63 voix pour sur 69 membres
Part du groupe ayant voté pour 91.3 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

À nuancer
Ensemble du PLFSS 2026 en nouvelle lecture (9 décembre 2025) : le groupe socialiste a voté pour à 63 voix sur 69 membres (0 contre, 6 abstentions), permettant l'adoption du texte à l'Assemblée par 247 voix contre 234. Ce vote suit très exactement l'annonce faite par Olivier Faure la veille sur BFMTV (8 décembre 2025) : "nous devons prendre notre responsabilité et accepter l'idée que, pour la première fois, nous votions pour le PLFSS, parce qu'il est l'objet d'un compromis", en insistant sur le fait que le texte "n'est pas notre projet" mais "n'est pas non plus celui de Sébastien Lecornu". La tension entre un vote massif en faveur du texte budgétaire du gouvernement et l'identité d'opposition revendiquée par le groupe (Boris Vallaud, Sud Radio, 13 novembre 2025 : "nous ne renonçons pas à la censure") est réelle, mais elle est explicitement assumée et expliquée par le groupe lui-même — d'où un statut "nuancé" plutôt que "contradictoire".
Le principe déclaré

Vote des textes budgétaires du bloc central présenté comme un compromis assumé, distinct d'un soutien au gouvernement

Le vote réel
l'ensemble du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 (première lecture).
18 novembre 2025 · législature 17 · L'Assemblée nationale n'a pas adopté
Abstention 2 voix pour sur 69 membres
Part du groupe ayant voté pour 2.9 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

À nuancer
Ensemble du projet de loi de finances de fin de gestion 2025, en première lecture (18 novembre 2025) : position majoritaire du groupe socialiste à l'abstention (2 pour, 1 contre, 31 abstentions sur 69 membres — une part importante du groupe sans vote enregistré ce jour-là, cohérent avec le taux de non-enregistrement documenté ailleurs dans ce projet). Le texte a été rejeté en séance (145 voix contre, 107 pour), avec un groupe socialiste qui ne l'a ni porté ni combattu frontalement. Comme pour le scrutin de fin de gestion 2024 ci-dessus, cette abstention majoritaire sur un texte budgétaire technique et peu médiatisé est une position réelle mais médiane, distincte du vote "pour" massif et assumé du PLFSS 2026 quelques semaines plus tard — statut "nuancé", faute d'un signal assez net pour trancher entre cohérence et contradiction avec l'identité d'opposition déclarée du groupe.
Le principe déclaré

Vote des textes budgétaires du bloc central présenté comme un compromis assumé, distinct d'un soutien au gouvernement

Le vote réel
l'ensemble du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2024 (texte de la commission mixte paritaire).
4 décembre 2024 · législature 17 · l'Assemblée nationale a adopté
Abstention 0 voix pour sur 66 membres
Part du groupe ayant voté pour 0.0 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

À nuancer
Ensemble du projet de loi de finances de fin de gestion 2024, texte issu de la commission mixte paritaire (4 décembre 2024) : le groupe socialiste s'est abstenu à 51 voix sur 66 membres (0 pour, 0 contre). Ce texte technique et peu médiatisé (ajustement de crédits en fin d'exercice budgétaire) n'a suscité ni soutien ni rejet affirmé du groupe — une position médiane qui ne va pas jusqu'au vote "pour" observé sur le PLFSS 2026 un an plus tard, mais qui ne constitue pas non plus une opposition frontale au texte budgétaire du gouvernement Barnier. À noter par contraste : sur la première partie de ce même projet de loi de fin de gestion 2024, examinée en première lecture le 19 novembre 2024 (avant le passage en CMP), le groupe avait voté contre à 32 voix sur 66 (0 pour) — un rejet net qui montre que le groupe n'exclut pas le vote contre sur ce type de texte. Statut "nuancé" : l'abstention en CMP est une position réelle mais ambiguë, ni un exemple de vote avec le bloc central, ni une opposition franche.
Le principe déclaré

Opposition affichée aux gouvernements successifs, mais refus assumé d'aller jusqu'à la censure

Le vote réel
la motion de censure, déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution, par Mme Aurélie Trouvé et 57 députés.
4 juin 2025 · législature 17 · L'Assemblée nationale n'a pas adopté
Pour 1 voix pour sur 66 membres
Part du groupe ayant voté pour 1.5 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

Confirmé par le vote
Motion de censure du 4 juin 2025, déposée par la gauche (portée par Aurélie Trouvé, LFI) contre le gouvernement Bayrou dans le contexte budgétaire. Seul 1 membre du groupe socialiste sur 66 a voté pour cette motion. Ce résultat est la traduction en vote exacte de la stratégie de non-censure conditionnelle assumée publiquement par Boris Vallaud ("c'est à contrecœur que je ne voterai pas la censure", franceinfo, janvier 2025) et par Olivier Faure (conditionnalité posée à la censure de Sébastien Lecornu autour de la taxe Zucman, LCI, 26 octobre 2025) : le groupe s'abstient de voter la censure de façon quasi unanime, un choix explicitement revendiqué et non dissimulé — ce qui motive un statut "cohérent" plutôt que "contradictoire", la déclaration elle-même annonçant cette réserve.
Le principe déclaré

Opposition affichée aux gouvernements successifs, mais refus assumé d'aller jusqu'à la censure

Le vote réel
la motion de censure, déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution, par M. Boris Vallaud et 65 députés.
19 février 2025 · législature 17 · L'Assemblée nationale n'a pas adopté
Pour 64 voix pour sur 66 membres
Part du groupe ayant voté pour 97.0 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

Confirmé par le vote
Motion de censure du 19 février 2025, déposée cette fois par le groupe socialiste lui-même (Boris Vallaud), suite à des propos de François Bayrou sur un "sentiment de submersion" migratoire. Le groupe a voté pour à 64 voix sur 66 membres — à l'opposé du schéma observé sur les motions déposées par d'autres groupes (8/66 en janvier, 1/66 en juin 2025). Ce contraste précise la nature exacte de la stratégie socialiste : non pas un refus systématique de la censure, mais une réserve sélective qui se lève quand le groupe est à l'initiative de la motion — nuance factuelle qui affine, sans le contredire, le principe déclaré.
Le principe déclaré

Opposition affichée aux gouvernements successifs, mais refus assumé d'aller jusqu'à la censure

Le vote réel
la motion de censure, déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution, par Mme Mathilde Panot et 57 députés.
16 janvier 2025 · législature 17 · L'Assemblée nationale n'a pas adopté
Pour 8 voix pour sur 66 membres
Part du groupe ayant voté pour 12.1 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

Confirmé par le vote
Motion de censure du 16 janvier 2025 contre le gouvernement Bayrou (Mathilde Panot, LFI), déposée après sa déclaration de politique générale. Seuls 8 membres du groupe socialiste sur 66 ont voté pour — un effondrement net par rapport aux deux premières motions de la législature (66/66 le 8 octobre 2024, 65/66 le 4 décembre 2024, avant la nomination de Bayrou), documenté dans la presse de l'époque comme le début de la rupture entre le PS et le reste de la gauche sur la stratégie de censure. C'est la première traduction en vote de la ligne de non-censure conditionnelle du groupe, quelques mois avant les déclarations de Vallaud et Faure de 2025 qui l'assument publiquement.
Le principe déclaré

Protection du pouvoir d'achat et refus de tout recul de l'âge de départ à la retraite

Le vote réel
la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Bertrand Pancher et 90 membres de l'Assemblée.
20 mars 2023 · législature 16 · L'Assemblée nationale n'a pas adopté
Pour 31 voix pour sur 31 membres
Part du groupe ayant voté pour 100.0 %

Le scrutin sur le site de l'Assemblée

Confirmé par le vote
Motion de censure transpartisane du 20 mars 2023 contre le gouvernement Borne, suite à son 49.3 sur la réforme des retraites. Le groupe socialiste a voté pour à l'unanimité : 31 voix sur 31 membres. Ce vote confirme le refus de tout recul de l'âge de départ affirmé par Boris Vallaud dès octobre 2022 (Public Sénat, "sur un recul de l'âge de départ, c'est non").

Contradictions internes (programme et paroles)

Angle distinct de la mise en regard ci-dessus : ici, aucun vote n'est en jeu — c'est le contenu que le groupe affiche (programme, prise de parole) qui est confronté à un AUTRE contenu que ce même groupe affiche. Recherche délibérée de tensions réelles dans le corpus déjà en base (aucun jugement automatisé) — voir Méthodologie. Volontairement distinct du "0 contradictoire" de la mise en regard ci-dessus : une méthode indépendante pour vérifier si ce résultat tient, ou s'il reflète seulement la taille du corpus.

À nuancer programme ↔ parole

Programme — retraites

« Abrogation de la réforme des retraites de 2023, retour à 62 ans »

Programme commun du Nouveau Front Populaire — législatives 2024 (socle partagé SOC/LFI-NFP/EcoS/GDR), 2024-06 — source ↗

vs

Déclaration — Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

« Nous devons prendre notre responsabilité et accepter l'idée que, pour la première fois, nous votions pour le PLFSS, parce qu'il est l'objet d'un compromis. [...] Il n'est pas notre projet mais il n'est pas non plus celui de Sébastien Lecornu. Il est celui que le Parlement a accouché. »

BFMTV, 2025-12-08 — source ↗

Le programme SOC (socle Nouveau Front Populaire, législatives 2024) demande l'abrogation pure et simple de la réforme des retraites de 2023 et le retour à 62 ans — un engagement de rupture, sans mention de compromis possible. Un an et demi plus tard, Olivier Faure justifie publiquement le vote du groupe pour le PLFSS 2026 (qui ne comporte pas cette abrogation) comme un compromis assumé : « nous votions pour le PLFSS, parce qu'il est l'objet d'un compromis [...] il n'est pas notre projet » (BFMTV, 08/12/2025). Le groupe reconnaît lui-même l'écart entre l'engagement de programme et le vote réel plutôt que de le nier — exactement le même cas que celui déjà documenté sous un angle différent dans mise_en_regard (id 336-337, déclaration vs vote) : ici confronté directement au texte du programme lui-même plutôt qu'à un principe déclaré séparément, ce qui en fait une tension programme↔parole distincte, pas une simple redite. « Nuance » retenu, pas « contradictoire », précisément parce que le groupe assume et explique l'écart plutôt que de le dissimuler.

À nuancer programme ↔ parole

Programme — institutions

« « Décréter l'état d'urgence sociale » »

Programme commun du Nouveau Front Populaire — législatives 2024 (socle partagé SOC/LFI-NFP/EcoS/GDR), 2024-06 — source ↗

vs

Déclaration — Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale

« C'est à contrecœur [que je ne voterai pas la censure]. [Les socialistes n'ont] qu'une préoccupation : l'intérêt du pays et la défense des Français qui n'ont que leur force de travail pour vivre. »

franceinfo, 2025-01 — source ↗

Le programme SOC affiche vouloir « décréter l'état d'urgence sociale » — une formule qui revendique l'urgence et la gravité de la situation. Dans le même temps, Boris Vallaud explique publiquement le choix du groupe de ne PAS voter la censure du gouvernement qu'il tient pourtant pour responsable de cette situation : « c'est à contrecœur [que je ne voterai pas la censure] [...] qu'une préoccupation : l'intérêt du pays » (franceinfo, janvier 2025). Une urgence sociale déclarée comme telle et le choix de ne pas employer l'outil parlementaire le plus fort à disposition (la censure) contre le gouvernement jugé responsable créent une tension réelle entre le registre de l'urgence affichée et la retenue institutionnelle pratiquée. « Nuance » : le groupe justifie explicitement ce choix par l'intérêt du pays plutôt que de le laisser inexpliqué, ce qui écarte le statut « contradictoire ».